Morteza Herati est un photographe né à Herat (Afghanistan). Depuis 2021, il observe et photographie les expériences de recherches menées au Cirva, démultipliant le dialogue entre art et artisanat qui s’y noue quotidiennement.

Le Cirva fait partie des structures culturelles marseillaises qui se sont associées à la mobilisation solidaire pour accueillir les artistes afghan·e·s en exil et leur famille en août 2021. L’accueil au Cirva du photographe Morteza Herati – exposé au Mucem en 2019 dans l’exposition « Kharmohra. L’Afghanistan au risque de l’art » – et de sa famille à leur arrivée en France a été le point de départ d’une collaboration avec l’artiste.

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Morteza Herati, recherches en cours de Tamar Hirschfeld, avec Fernando Torre | © Morteza Herati / Tamar Hirschfeld ; photo © Morteza Herati / Cirva

Pour Morteza Herati, « Ce qui se joue au Cirva va bien au-delà de la déformation et de la mise en forme d’une matière à la fois solide et fragile. Dans l’atelier, le verre est pilé, fondu, et tout en composant avec sa fragilité, il est modelé de toutes les façons possibles. Par la couleur, la lumière et le feu, il devient tout autre. L’équipe du Cirva n’agit pas simplement sur ses formes, les verrier·ère·s transforment l’identité même de la matière par leur savoir-faire. Chaque pièce est l’objet d’une métamorphose, les verriers soustrayant la dureté et la délicatesse du verre pour y incorporer l’âme de l’artiste. C’est cette transformation qui me captive le plus. ».