Jennifer Caubet

Née en 1982, Jennifer Caubet vit et travaille à Aubervilliers. Elle est l’une des deux lauréats de notre appel international à projets 2017 et a démarré sa résidence au Cirva en octobre 2017.
Diplômée de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris en 2008 après avoir suivi différentes formations à Toulouse, Barcelone et Tokyo, elle est représentée par la galerie Jousse Entreprise. Grâce à des productions singulières avec des spécialistes, ingénieurs, architectes et entreprises, Jennifer Caubet développe un travail de réflexion sur, dans et autour de l’espace, à travers la sculpture, l’installation et le dessin. Les formes et les lignes que Jennifer Caubet déploie, rejoue ou pose dans ce contexte identifient ainsi l’œuvre et l’exposition comme des territoires non seulement construits mais à construire.

Son travail a été présenté pour des expositions personnelles à la Maréchalerie de Versailles (2013), à la BF15 de Lyon (2013), et dans des expositions collectives à la Kunsthalle de Bâle (2009), à Chalet Society à Paris (2013) et aux Instants chavirés à Montreuil (2015). Elle a été invitée dans de nombreux programmes de résidence comme la Christoph Merian Foundation à Bâle (2009), le Vent des forêts en Lorraine (2012) ou les Tanneries dans le Loiret (2016).
Sa dernière exposition personnelle, « Point Oméga », a eu lieu du 7 septembre au 14 octobre 2017 à la galerie Jousse Entreprise, 6 rue Saint-Claude, 75003 Paris.
Elle participe à l’exposition « Le génie du lieu » au centre d’art contemporain Le Creux de l’enfer (Thiers), du 27 octobre 2018 au 17 février 2019, avec son projet Espacements, réalisé en coproduction entre le Cirva et Le Creux de l’enfer dans le cadre de sa résidence de recherche au Cirva.

jennifercaubet.com
jousse-entreprise.com

 

« Au Cirva (…), j’ai lancé plusieurs pistes de travail utilisant différentes techniques : soufflage, pâte de verre et chalumeau. Les pièces réalisées en soufflage ouvrent l’élan d’un travail ambitieux qui pourrait devenir un ensemble sculptural conséquent à l’échelle de l’architecture.
Intitulé Espacements, il prend la forme d’un kit sculptural composé d’éléments en métal et verre. Grâce à un dispositif de lance adaptable à de nombreuses architectures, il s’agit de placer les pièces en verre soufflé en tension entre le plafond et le sol. Ce kit est composé d’éléments combinables et interchangeables. Il intègre un grand nombre de variations que le lieu d’exposition vient activer. L’enjeu de ce projet est de produire un ensemble sculptural dont la forme n’est pas fermée mais rejouée dans chaque espace d’exposition en fonction de ce dernier. Cette modularité permet une grande liberté lors de l’installation de la pièce et une ouverture dans le choix de composition.
Le commissaire d’exposition et/ou moi-même auront la libre possibilité de créer des combinaisons.

La dimension politique et poétique de mon travail s’ancre dans une volonté de produire des espaces et des territoires. Mes sculptures et œuvres sur papier sont des moyens toujours renouvelés d’organiser, de dessiner et de dérober des espaces à l’existant. Trajectoires, lignes et plans sont chez moi intrinsèquement liés et négocient, sans cesse, des passages entre la deuxième et la troisième dimension. Il s’agit par ces outils de ne pas subir l’espace mais de le penser comme un élément à construire et déconstruire perpétuellement. Le corps devient arpenteur, médiateur entre la notion d’espace et de territoire ; la sculpture un outil d’agencement ; le dessin un moyen de projection et un outil d’annotation, une carte.

Les principes d’adaptation, de greffe, de stratégie, de mise en tension, de captation et de prélèvement constituent les bases de ma recherche plastique. Souvent définis comme gageures, mes projets sont des défis à relever, à la fois techniques, conceptuels et physiques : mettre en tension une structure d’une tonne sur une baie vitrée, installer une sculpture antenne dans un champ d’oliviers qui émet son propre réseau wifi, dessiner avec un arc, rejouer les gestes de mes sculptures avec une chorégraphe pour en faire un film, rester un mois dans le désert en camping-car pour mettre à l’épreuve le dessin, rendre un panneau solaire sensible à la lumière artificielle. Autant de formes qui témoignent d’une vision de l’art qui m’est chère : un dépassement, un renoncement de l’impossible, un mouvement qui met en abîme son époque et ceci toujours au service de production d’espaces concrets et/ou virtuels. » (Jennifer Caubet, 2018)

 

Également en résidence :

Sara de CamposMartin BoyceChristian SebilleChristodoulos Panayiotou


Jennifer Caubet, recherches pour La Bourrée d’Achille
Vidéo : Cirva


Jennifer Caubet, recherches pour La Bourrée d’Achille
Vidéo : Cirva


Jennifer Caubet, recherches pour La Bourrée d’Achille
Vidéo : Cirva


Jennifer Caubet, recherches pour La Bourrée d’Achille
Vidéo : Cirva

Recherches en cours, 2017
Photo : C. Capelle / Cirva
Recherches en cours, 2017
Photo : C. Capelle / Cirva
Recherches en cours, 2017
Photo : C. Capelle / Cirva
Recherches en cours, 2017
Photo : C. Capelle / Cirva
Recherches en cours, 2017
Photo : C. Capelle / Cirva
Recherches en cours, 2018
Photo : C. Capelle / Cirva
Discussion entre Jennifer Caubet et les souffleurs, 2018
Photo : C. Capelle / Cirva
Recherches en cours, 2018
Photo : C. Capelle / Cirva
Recherches en cours, 2018
Photo : C. Capelle / Cirva
Échanges entre Jennifer Caubet et les souffleurs, 2018
Photo : C. Capelle / Cirva
Recherches en cours, 2018
Photo : C. Capelle / Cirva
Recherches en cours, 2018
Photo : C. Capelle / Cirva
Détail d'un des éléments, 2018
Photo : C. Capelle / Cirva
Recherches en cours, 2018
Photo : C. Capelle / Cirva
Recherches en cours, 2018
Photo : C. Capelle / Cirva
Recherches en cours, 2018
Photo : C. Capelle / Cirva
Recherches en cours, 2018
Photo : C. Capelle / Cirva
Recherches en cours, 2018
Photo : C. Capelle / Cirva
Recherches en cours, 2019
Photo : C. Capelle / Cirva
Recherches en cours, 2019
Photo : C. Capelle / Cirva
Recherches en cours, 2019
Photo : C. Capelle / Cirva