Morgane Tschiember

Morgane Tschiember est une artiste née en 1976 à Brest, elle a étudié aux Beaux-Arts de Quimper et de Paris. Elle vit entre Paris et Berlin. 
« J’aime ce que certains appellent « les erreurs », « les ratés », ce qui m’emmène ailleurs… J’aime ce petit rien qui remet tout en cause… et amène le doute… la sérendipité est là pour m’emmener ailleurs : connaître le résultat à l’avance ne m’intéresse pas. Plus je travaille sur la « physicalité » des matériaux, plus mon travail devient immatériel et métaphysique. Une découverte inattendue et aberrante éveille ma curiosité et me conduit  vers une réflexion imprévue qui mène à une nouvelle œuvre.
Un jour, de la poussière s’est déposée au sein d’une matière que je travaillais, modifiant ainsi la pièce que j’avais imaginée d’une grande pureté… Je réalisais alors que la poussière se situait à la limite entre la physique et la métaphysique et qu’elle s’intégrait parfaitement dans mes recherches. Depuis cette découverte fortuite, je travaille avec de la poussière.
Alors que le verre renvoie toujours à la transparence et à une forme de perfection, de pureté, c’est autour de la notion d’impureté que je vais me plonger. Au Cirva, je vais associer la poussière au verre. Comment mélanger des matières qui ne se marient pas au premier abord ? Comment changer notre regard sur une matière dite impure dans notre culture ? La notion d’« infra-mince » m’intéresse enfin, je l’explorerai à travers un travail du verre évoquant la buée. Le Cirva va me permettre de pousser les limites de la matière.
J’aime apprendre les règles d’une technique pour mieux les déjouer, les déformer et tirer la matière dans mon univers. »
Morgane Tschiember is an artist born in Brest in 1976. She studied at the Beaux-Arts in Quimper and Paris. She lives between Paris and Berlin. 
« I like what some people call “mistakes” or “failures,” something that takes me somewhere else… I like that little thing that calls everything into question and creates a doubt… serendipity is there to take me elsewhere. Knowing the result in advance does not interest me. The more I work on the “physicality” of the materials, the more my work becomes immaterial et metaphysical. An unexpected and unusual discovery piques my curiosity and guides me toward an unforeseen reflection that leads to a new work. 
One day, some dust landed in a material that I was working with, modifying the piece that I had imagined as being extremely pure… I realized that dust was located on the border between the physical and the metaphysical and that it was a perfect part of my research. Ever since that fortuitous discovery, I have been working with dust. 
While glass always makes one think of transparency and a form of perfection and purity, I will be delving into the notion of impurity. At the Cirva, I will be incorporating dust into glass. How does one blend materials that do not initially go together? How can we change our views on a material that is considered impure in our culture? The notion of the “infrathin” interests me, and I will be exploring it through work on glass evoking condensation. The Cirva will allow me to push the boundaries of this material. 
I like to learn the rules of a technique in order to overturn them, distort them, and pull the material into my universe. »

 

Également en résidence :

Jonah TakagiGrégory GranadosEstrid LutzBrynjar Sigurðarson et Veronika SedlmairTamar HirschfeldMathieu MercierJorge LeónBéatrice BalcouBaptiste MeynielMartin BoyceChristian SebilleChristodoulos Panayiotou
Atelier, 2020
Photo : C. Capelle / Cirva
Atelier, 2020
Photo : C. Capelle / Cirva